Dimanche 18 mars 2007


      Sarah Waters, je ne vous la présente plus. C'est le gros pavé qui tombe tous les ans, impossible à caser dans un sac, à tenir plus d'une heure sans avoir mal aux doigts car il pèse, le con, à abandonner à la page 80, non, tu le commences, et tu le finis. C'est comme ça. Donc voici son quatrième pavé, avant de vous en faire une terrasse, petit retour sur sa biblio : le premier choc avait été de s'enfoncer dans Caresser le velour, premier roman qui mélait amour, duperie, intrigues, bassesses et tromperie entre deux jeunes filles de l'époque victorienne. Bonne adaptation ciné. Mensonges et trahisons qui se retrouvent dans le deuxième livre Du bout des doigts, qui nous enduit d'épouvante plus se dévoile le sale plan machiavélique qu'elle prépare. Déception avec le troisième, Affinités. Pourtant tous les ingrédients étaient réunis pour faire un pur roman fantasme - une prison pour femmes du XIXe siècle - hé bien mes cailles quelle déception ... ! Que de vieilles bigotes entre quatre murs gris, des descriptions sordides ... Pas de quoi se fouetter la chatte.
      Ronde de nuit
, lui relève un peu le niveau en présentant plusieurs récits parallèles et en faisait le difficile pari de remonter dans le temps au fur et à mesure des chapitres (faut bien suivre quoi!). En revanche, seul le récit avec les nanas a de l'intérêt, les autres vous pouvez zapper les chapitres, j'ai trouvé qu'ils n'apportaient rien au bouquin, à part faire du volume pour que votre terrasse soit bien plane. C'est donc l'histoire de plusieurs nanas pendant la Seconde Guerre mondiale, à Londres, qui se croisent se draguent, rougissent pour un rien, se quittent, et accessoirement sauvent les gens des bombardements. Ah ça draguait sec, même pendant la guerre! Le bouquin reste quand même  une excellente description du Londres de l'époque,
les  bombardements, les privations tout ça dans le brouillard ... Allez Sarah, concentre-toi pour le suivant, que je puisse te lire encore, et finir ma terrasse ...

Ronde de nuit
Sarah Waters
Denoel& D'ailleurs
25 Euro/ Mettez-le sur votre de liste de mariage!


par Goûte mes frites! publié dans : Un bon bain dans une bonne auberge
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Jeudi 1 mars 2007
         Il est vrai que j'arrive un peu après la bataille pour vous parler de ce film mais j'en peux plus depuis que je l'ai vu, les filles de Nicolas le Jardinier au pays de l'odeur de la papaye verte, ou quelque chose du genre. Dai Sijie a réussi à emporter mon écran et mon canap' au fond d'un hammam, car tout est suave et velouté, comme un yaourt bulgare. L'histoire commence avec une belle russo/chinoise qui est envoyée en stage chez un botaniste, qui lui vit avec sa jolie fille.  Mylène Jampanoi crève le brouillard de mon écran avec insolence, et semble peu encline à s'intéresser aux racines latines de la verveine, non, elle aime autant la racine du cou de sa  nouvelle copine.
 

    Et elles aiment courir en levant les bras dans la prairie. Mais n'est pas open des parties de jambes bras en l'air qui veut, et la Chine a beau être l'usine du monde, on est loin des syndicats pro cour de récré entre copines. Donc ça finit mal. Et je boycotterai dorénavant les rouleaux de printemps jusqu'à ce que l'Empereur de Chine célèbre son union avec le prince Albert. C'est dit!



par Goûte mes frites! publié dans : Sarah Connor ...?
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